Grattage de pellicule

Sur la pellicule 35mm, les images sont tracées directement à l’aide d’un instrument pointu. On gratte l’émulsion que l’on peut ensuite colorer et réaliser ainsi un film sans caméra. Une manière de toucher à la matérialité du cinéma !

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*En partant d’un film existant, lorsque la pellicule est déjà imprimé, on retravaille les images, une par une, pour ajouter son grain de sel aux photogrammes initiaux.

*En partant d’une pellicule noire, on grave directement sur la pellicule pour se créer sa propre histoire et faire des animations abstraites ou réalistes

*Sur le même principe, en partant d’une pellicule blanche, on dessine avec des feutres ou de l’encre des images en couleur.

Une fois que chacun a composé son morceau de pellicule, l’ensemble des participants se retrouvent autour de la colleuse, véritable outil des premiers temps du montage, pour assembler les bouts et en faire une bobine, le film de l’atelier.
Celui ci est ensuite diffuser grâce à un petit projecteur 35mm : en tournant la manivelle, on peut voir, pour la première fois, les images s’animer sur l’écran.

MAC LAREN01Cet atelier est l’occasion d’observer de comprendre le mécanisme du cinéma (les photogrammes, la décomposition du mouvement, le nombre d’image par seconde, les perforations, la bande son) et le fonctionnement d’un projecteur (le principe de la projection, le défilement des images, les illusions d’optiques).

Activité artistique proche des arts plastiques, le grattage de pellicule ne nécessite pas beaucoup de moyens et allie la pratique individuelle à l’expérience collective.

 

Pour inspirer vos créations :

Leçon du professeur Kouro
Norman McLaren – Boogie Doodle – 1941
Solweig von Kleist – Criminal Tango – 1985