La peur en cour(t)s!

Une fois encore, durant le mois de mai 2017, Cinambule était présent lors de la semaine de cours banalisée à l’école Sainte-Marie à Marignane : quatre jours où les élèves choisissent l’atelier de leur choix parmi plusieurs disciplines.

Cette année, la trentaine de courageux ayant choisi de se plonger dans le monde du cinéma se sont confrontés à… la peur ! Qu’est-ce-qui nous fait peur au cinéma ? Quels procédés permettent de nous effrayer ?

Pour se mettre dans l’ambiance, les élèves ont vu quelques extraits de films : de Nosferatu à Shining, en passant par Le Hérisson dans le brouillard, La Féline et quelques photos des monstres les plus célèbres, les frissons ont commencé à gagner la salle ! Ce fut surtout l’occasion d’aborder différentes mises en scène et procédés cinématographiques : les ombres, la nuit, la musique, les gros plans, les expressions du visage, le suspens, le hors-champ… Tous ces éléments ont permis de nourrir l’imagination des jeunes, pour l’écriture de leur scénario et la réalisation de leur film.

Le groupe s’est ensuite séparé en deux, l’un se lançant dans la prise de vue réelle et le jeu d’acteurs, l’autre s’aventurant sur les voies du cinéma d’animation, chacune s’attelant à un scénario plein d’effroi…

Pour les explorateurs de l’animation, trois groupes se sont détachés afin de réfléchir à différents récits. Ils ont élaboré l’histoire d’un géant mangeur d’hommes avec un robot et son animal de compagnie, poursuivis un temps par un fou dans un univers citadin et labyrinthique ; d’autres ont inventé un scénario où une souris mutante et cannibale réalise son rêve de devenir humaine dans un laboratoire hanté ; le troisième groupe a mis en scène un petit monstre machiavélique prenant vie et attaquant son dessinateur de manière surprenante dans une atmosphère inquiétante. Avant de tourner, ils ont découvert une étape nécessaire du cinéma : l’écriture du story-board, afin de dessiner et coucher sur papier les différents plans à tourner !

Utilisant tout particulièrement la technique du papier découpé, certains ont aussi créé en pâte à modeler, en dessin animé et se sont mis en scène avec la pixilation. Sans oublier l’enregistrement de voix, de bruitages et le choix de musique pour intensifier le sentiment de peur dans leurs court-métrages

Le dernier jour, pour le spectacle de fin de semaine au collège, ils ont présenté leurs films devant les autres jeunes… et n’ont pas manqué d’en faire trembler quelques-uns !

« Sainte Marie’s scary stories », les trois courts animés :

 

« Les Autres », le court en prise de vue réelle :

cinambule

Au-delà de la diffusion du court métrage, Cinambule, organise tout au long de l’année des actions d’éducation à l’image et des projections en milieu scolaire, des ateliers de réalisation de films et des programmes avec des structures partenaires.

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