Les aventures d’un fil à Caumont

A l’école élémentaire Fernand Perrin à Caumont, avec deux classes de CE2,tout a commencé avec Court(s) d’école en janvier 2018 : les élèves on pu découvrir les films de la séance Primaire de Court c’est Court 2017, dont le court-métrage La grande histoire d’un petit trait, d’Antoine Robert. Le film retrace les aventures d’un trait, qui prend toutes sortes de formes et de significations au fur et à mesure de son histoire !

Une fois cette projection terminée, les enseignants ont manifesté l’envie de poursuivre l’aventure autour de ce film singulier. La deuxième étape du projet a donc été d’encadrer un atelier de réalisation en partant de cette idée d’un fil, qui se métamorphoserait à chaque étape du court-métrage.

En amont de l’atelier, par groupe de 3 ou 4, les élèves avaient déjà réfléchi à une forme qu’ils voulaient constituer avec un fil de fer rose, de la même longueur pour chaque groupe. Le jour J, chaque groupe est donc arrivé avec un dessin, qui servirait de modèle pour leur métamorphose : un parapluie, un bonhomme de neige, un poisson… Les groupes se sont séparés sur 4 banc-titres différents, avec chacun un fond de décor uni différent. La mission était la suivante : chaque groupe devait faire rentrer son morceau de fil d’un côté du cadre, le tordre encore et encore jusqu’à le transformer en l’objet voulu et dessiné, et le faire ressortir d’un autre côté, image par image ! Ils avaient également la possibilité d’utiliser d’autres « objets », afin qu’ils entrent en interaction avec leur forme.

1. Quand le fil rentre…
2. Ensuite…
3. Après…
4. Quand le fil sort !

Sur cet exemple (réalisé en tournage sur le banc-tire n°1) , on voit que le fil rentre par la gauche, se transforme en bonhomme, et sort par le bas. En effet, ce qui avait été expliqué au tout début de l’atelier aux élèves, c’est que chaque banc-titre correspondait à une traversée du fil particulière : sur le banc-titre n°1, le fil entrait par la gauche et sortait par le bas ; sur le banc-titre n°2, le fil entrait par le haut et sortait par la droite. Ainsi, chaque plan fait sur un banc-titre devenait le morceau d’un tout, la pièce d’un puzzle, celle du court-métrage, qu’il faudrait assembler avec les autres à la fin… par la technique du montage. De ce fait, c’est la notion de raccord qui était appréhendée par les élèves.

Une fois les plans tournés, l’équipe de Cinambule a donc pris le temps de tous les assembler sur le logiciel en y ajoutant une petite musique, afin de montrer ce bout à bout aux élèves : une manière de réaliser immédiatement qu’un film est l’ensemble des plans tournés, qui parviennent à se suivre, à se comprendre et à tisser une histoire, seulement lorsqu’on les met côte à côte !

Infos pratiques :

– Atelier de réalisation
– 2 classe entières en CE2
– 2 films réalises
– 1 journée de tournage : 1 classe le matin, 1 classe l’après-midi / 1 demi-groupe par classe pendant 1h environ réalisait ses séquences, avant de changer de groupe
– Préparation des dessins et « métamorphoses du fil » en amont de l’atelier en classe

cinambule

Au-delà de la diffusion du court métrage, Cinambule, organise tout au long de l’année des actions d’éducation à l’image et des projections en milieu scolaire, des ateliers de réalisation de films et des programmes avec des structures partenaires.

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